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Tenue des élections législatives en Gambie. Organisées en un seul tour samedi, elles permettent aux électeurs de choisir les 53 parlementaires qui siégeront à l’Assemblée nationale, tandis qu’Adama Barrow en désignera 5 autres, dont leur président.

« Ce sont les personnes qui vont nous représenter au Parlement », explique Alaghie Dibba. « Ils sont là pour nous. Tout ce qu’on imagine, on doit le faire avec eux et leur dire que c’est ce que l’on souhaite. On les place là afin qu’ils puissent nous représenter. »

Le vote d’une nouvelle Constitution sera la principale tache des législateurs élus. Le changement constitutionnel avait été promis dès l’arrivée au pouvoir d’Adama Barrow, mais en 2020, la majorité a rejeté un texte limitant le président à deux mandats.

« On a besoin de changement », détaille Masona Jatta, « parce que la façon dont la Gambie évolue n’est pas du tout prometteuse. On a donc besoin d’un changement en profondeur de la composition de l’Assemblée pour que la Constitution puisse être modifiée. On a besoin d’un nouveau projet, parce que celui de 1997 est le pire qu’il soit. »

« Le pays ne peut pas changer sans lois », ajoute Binta Janneh Jallow. « En Gambie, on est bons pour faire des lois, mais le problème est de les appliquer. Nous savons que toutes les lois sont prêtes. Mais elles sont juste posées là, et ils ne les appliquent pas. »

Cinq mois après l’élection présidentielle qui avait valu un second mandat à Adama Barrow, ce scrutin fera office de test pour le président et son tout jeune parti, le Parti national du Peuple (NPP), créé en 2020 après l’éclatement de la coalition qui l’avait porté au pouvoir. Les résultats sont attendus dimanche

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