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Le cas du blogueur égyptien Alaa Abdel Fattah, critique du président Al-Sissi, incarcéré depuis deux ans évoqués au Caire. Les organisations de défense des droits de l’homme et ses proches, profitant de la vitrine qu’offre la COP27.

Le détenu a cessé de s’alimenter et de boire et ‘’sa vie serait en grand danger’’ a déclaré le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. Tout en réclamant sa libération. Sa famille conteste toujours le motif de son incarcération.

« Il n’est pas en prison pour le post Facebook dont ils l’ont accusé. Il est en prison parce qu’il est quelqu’un qui fait croire aux gens que le monde peut être meilleur. C’est quelqu’un qui essaie de faire du monde un endroit meilleur. »; a déclaré Sanaa Seif, sœur du militant égyptien détenu Alaa Abdel-Fattah.

La mise en place en avril 2022 du Comité de grâce présidentielle avait permis la libération de nombreuses personnes dans le pays. Les activistes affirment que la situation n’a pas changé.

« Il y a eu quelques signaux positifs au cours des derniers mois, probablement à l’approche de la COP27 qui se déroule en Égypte. Nous avons vu environ 800 prisonniers politiques libérés et le président appeler à un dialogue national avec les figures de l’opposition et la société civile. Toutefois, au cours de ces mêmes six mois, le nombre de personnes arrêtées pour des motifs politiques a été supérieur à celui des personnes libérées. Ainsi, à la fin de ces six mois, 800 personnes ont été libérées, mais 1 500 ont été arrêtées. Les mêmes types de violations se poursuivent à l’heure actuelle.’’, explique Hossam Bahgat, fondateur de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels.

Le président français, le Premier ministre britannique et le secrétaire général de l’ONU ont aussi profit de la COP27 pour évoquer le cas d’Alaa Abdel Fattah.

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