Air-France – Total : 1er vol alimenté au biocarburant

Air France et Total ont réalisé, mardi, le premier vol long-courrier de la compagnie avec du carburant à base d’huiles de cuisson. À partir du 1er janvier 2022, les compagnies aériennes devront utiliser au minimum 1 % de ce biocarburant dont le déploiement reste entravé par une faible production et un prix peu compétitif comparé au kérosène issu du pétrole.

C’est une étape symbolique sur la voie d’un transport aérien décarboné. Air France a réalisé, mardi 18 mai, le premier vol long courrier de son histoire avec du carburant durable produit à partir d’huiles de cuisson par le géant Total.

Ces biocarburants, appelés « SAF » (de l’anglais « sustainable aviation fuel », ou carburants durable d’aviation, en français) sont actuellement produits dans la bioraffinerie de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône, et sur le site d’Oudalle, en Seine-Maritime, prémisse d’une filière française à destination du secteur aérien.

Fabriqués à partir de déchets issus de l’économie circulaire comme les graisses animales et les huiles de cuisson usagées, ils peuvent être mélangés à 50 % avec du kerosen.

À partir du 1er janvier 2022, les compagnies aériennes devront utiliser au minimum 1 % de ce biocarburant, puis 5 % en 2030, selon la feuille de route établie par le gouvernement.

En attendant, l’aéronef électrique ou à hydrogène, l’aviation civile, pointée du doigt pour son impact environnemental, explore la piste des biocarburants pour réduire à court terme ses gaz à effet de serre.

Ces dernières années, l’industrie aéronautique a en effet multiplié les expérimentations. En 2014, la compagnie KLM avait, par exemple, effectué le plus long vol commercial avec, dans le réservoir, 20 % d’huile de friture usagée. De son côté, Air France a expérimenté, de 2014 à 2016, un vol hebdomadaire Toulouse-Orly avec du biocarburant. Par ailleurs, depuis juin 2020, tous ses vols au départ de San Francisco aux États-Unis utilisent du biocarburant produit avec des déchets d’huiles et de graisses.

Le secteur s’est fixé pour objectif de réduire d’ici à 2050 ses émissions de CO2 de 50 % par rapport à leur niveau de 2005.

(Source: France 24)

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